God MC

God MC

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Découvres la biographie complète de God MC

De son vrai nom OUOROU BADE Abdourazaki, GOD MC est de nationalité béninoise et de groupe socio-ethnique Baatonou. Descendant d’une famille de Griots, il est né le 28 Décembre 1984 à Natitingou, d’un père infirmier et d’une mère ménagère. Déjà en 1990, il devient orphelin de mère et sa vie connait désormais un tournant décisif. A 14 ans, il obtient son diplôme d’étude coranique avec brio après seulement quelques années consacrées à ce domaine. Plus tard, la tension au sein de la cellule familiale devenant insupportable, il commence à fréquenter la rue et se fait quelques potes avec lesquels il faisait des freestyles à longueur de journée. Faisant montre de rage appuyée de son langage qu’il a eu le temps de forger, ses confrères le baptisent RAZ Le BAD en référence à sa terrifiante compétence lyricale. Du coup, il finit par retenir RAZ B comme pseudonyme et devient dès lors une icône incontournable pour tous les jeunes de sa génération.
                       

Il forma son tout premier groupe en 1997 avec à ses côtés DNB & EFFICACE. Mais le groupe finit par se briser et il poursuivit son chemin tout seul jusqu’en 2001 où il se rallie à WILL JOHN pour former un duo d’enfer avec comme base un home-studio « Jacorecords ». Notons que cette époque a été bien plus que fleurissante avec à la clé une avalanche de productions musicales.


Autrefois mal accepté par la vieille génération, à cause de son nouveau style de vie (tenue hip hop old school, percing, usage du verlan comme jargon etc.), il n’a pas manqué de faire ses preuves au collège et finit par devenir la fierté de ses proches. Féru de littérature et des arts en général, il s’est distingué des autres de par son éloquence et son acharnement au travail et s’est vite fait une place de choix auprès de ses professeurs. Du coup, il gagne la confiance de l’administration de l’époque qui lui accorde une salle au sein de son établissement pour encadrer ses jeunes frères soucieux d’emboiter ses pas.
                       

En 2007, il participe au Festival national de hip hop (HKH) organisé par le groupe ARDIESS en sortant numéro 1 phase de sélection locale. Il renforça ses relations avec les rappeurs du Sud qu’il a affronté avant d’être finaliste. Il figure alors sur l’album commun regroupant tous les finalistes sous la supervision du rappeur Sénégalais « GUNMAN XUMAN ». En 2009, lors de la tournée sous-régionale organisée par le groupe AURA (Artistes Unis Pour Le Rap Africain), il a eut l’honneur d’assurer quelques premières parties de concert avec son binôme WILL JOHN.
                       

En fin de l’année 2009, il obtient son Baccalauréat série A1 et est admis au Département des Lettres, Sciences& Arts de l’université d’Abomey-calavi. Une fois arrivé sur le campus, il se construit une nouvelle famille dans le milieu artistique suite au test de recrutement des Jeunes Talents Universitaires grâce auquel il devient membre actif du MUR (Mouvement Universitaire de Rap), l’une des sections clé de l’ UCAE (Union Culturelle et Artistique des Etudiants). Dès lors, il aiguise davantage son flow et enchaine des freestyles à tout bout de champs. C’est le début d’une nouvelle ère avec des collaborations multiples ; C’est aussi à cette époque que naît le PROJET FAC, un groupe crée pour prendre le contrôle du Rap Game et lui intimer une direction puriste, et constitué entre autres de YOGUI, NAS, JAMES Le Blédard, BASTA L’ENFWRE sans compter GOD MC et WILL JOHN qui en étaient les piliers. Cette noble initiative se solde par une mixtape peu connue. Avec le temps, le groupe finit par se dissoudre et cela n’a pas du tout empêché GOD MC de poursuivre sûrement sa longue marche vers son objectif, celui de se faire un jour sa place au soleil.
                       

Plus tard en 2012, il ressent le besoin de non seulement maîtriser le monde des médias chargé d’assurer la promotion des œuvres artistiques mais aussi enrichir son répertoire de contact et réussit à intégrer la grande famille des animateurs radio en se faisant former à Radio Univers, la radio universitaire. A la fin de sa formation il effectue dans un premier temps un stage professionnel à FRATERNITE FM et un autre à RADIO ARZEKE de Parakou. Il devient ensuite membre d’une association, LES SOURIRES DE NATI où il officie en qualité de coordonateur des Projets et Programmes d’un centre de loisirs appelé HAPPY CLUB, une des réalisations concrètes de ladite association. A ce titre, il initia l’idée d’un spectacle hebdomadaire intitulé ARTS 2 RUE qui se présente comme une opportunité de promotion pour tous les artistes de la localité. Cette idée inclut divers ateliers notamment la peinture et le dessin, la poésie et le théâtre… qu’il dirige avec ses nombreux collaborateurs externes. Dans le même temps, il donne des cours d’anglais au lycée. Mais toujours passionné par son art, il abandonne la craie au profit du micro et se concentre sur sa musique. C’est ainsi qu’en 2014, il sort sa première mixtape solo NATI NEW AGE produite par WILL JOHN suivie d’un clip du titre principal « Au Nom Des Miens ».
                       

Deux ans plus tard, le groupe se renforce davantage et se fait appeler DOUBLE MENACE et lance sa première vidéo avec un concept purement original « Nati Elem », un slogan pour exprimer la fierté d’être « Fils de Nanto » et de renforcer d’une certaine manière l’unité artistique qui ne faisait que s’effriter sans cesse.
                       

Après le départ de son binôme pour la France, il décide de se lancer dans un projet d’album solo et réunit les compétences de trois studios à savoir : Dingonovitch Records, DMS PROD et X3K Records. Précisément le 29 Décembre 2017, il procède au lancement officiel de son premier album solo « YANONGUEY » sur l’esplanade du Campus de Parakou en collaboration avec les institutions culturelles de cette université. Un album surprise de 18 titres, les uns aussi percutants que les autres, un album riche en couleur qui mérite bien plus que le respect de ses confrères. Ce qui fait la particularité des morceaux est tout d’abord le choix de ses thèmes, la rigueur logique qui va avec ainsi que son éloquence, ensuite le ton et le flow emprunté, sa vison artistique, la profondeur de ses textes et enfin la rage qui l’accompagne pour témoigner de la réalité d’une vie dure qu’il a enduré…. Bref, il ne rappe que le vécu quotidien et les problèmes récurrents de la vie ce qui le démarque des autres.

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