Festival Dahomey Land Hip Hop Show : voici pourquoi il ne fallait pas manquer la rencontre, discussion ?

Festival Dahomey Land Hip Hop Show : voici pourquoi il ne fallait pas manquer la rencontre, discussion ?

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L’Edition 5 du Festival DALAH'SH de l'association innovation est officiellement lancée depuis le 20 février par Amir El Presidente et Kemtaan, tous deux intervenants de la Rencontre discussion qui portait sur le thème comment gérer sa carrière musicale en autoproduction dans le milieu Hip Hop.

Autour de ce débat qui a réuni un nombre impressionnant de jeunes artistes et passionnés de la musique urbaine, les échanges ont portés sur les conseils, les informations utiles, les comportements à bannir ou à adopter pour s'autoproduire dans le milieu Hip Hop .

Des expériences des deux invités il ressort qu'il n'est pas aisé d'être à la fois artiste et producteur.

En ce qui les concerne, la passion avait joué un grand rôle dans leur choix de carrière. C'est cet amour pour la musique qui a d’abord motivé chacun à travailler quitte à prendre des risques en attendant de trouver un producteur.

A en croire les deux rappeurs, avant toute chose il importe d'avoir un rêve et de travailler pour le réaliser. Ainsi comme l'a fait savoir Kemtaan il faut avoir un objectif clair, faire de la musique comme l'on le sent et surtout resté fidèle à son univers musical.

Abordant dans le même sens que Kemtaan, Amir El Presidente affirme qu'à travers ses expériences, se laisser influencer par la tendance n'est pas gage de succès. Selon lui il faut aimer sa musique et faire en sorte de la faire consommer à la masse.


Les exigences de l'autoproduction dans le milieu Hip Hop

Par rapport aux exigences de l'autoproduction ils ont montré l'utilité d'une équipe constituée de proches qui sont à la fois fans du travail de l'artiste et ne visant pas que l'argent.

Faisant référence aux mutations actuelles les deux intervenants trouvent qu'il est moins difficile de faire de la musique aujourd’hui que par le passé. L'internet demeure un grand atout pour les artistes de la nouvelle génération. Au point où ils peuvent partir d'un buzz pour s'imposer. Pour Kemtaan il revient à la nouvelle génération de savoir choisir son public. Sur les réseaux sociaux ou en dehors.

La rentabilité dépendra de ce choix. Aussi selon lui les jeunes doivent créer des concepts qui marchent, qu'ils peuvent vendre à l'interne et conquérir le marché international sans pour autant copier la musique nigériane ou d’ailleurs. Il soutient enfin l'idée qu'il y a de la matière à valoriser dans la culture béninoise.

Abordant les difficultés rencontrées quand un artiste évolue seul, Amir El Presidente cite le doute sur le produit qui est à proposer aux fans. Une appréciation subjective ne suffirait pas pour évaluer la qualité du travail qui est fait. Et trouver les moyens financiers pour gérer seul la production entière demeure une autre difficulté à surmonter.


La question de l'autofinancement

Pour ce qui est du financement, l'effort et la stratégie dépend de chaque artiste. Selon les deux artistes, toutes les méthodes excluant des crimes sont bonnes pour financer soi-même sa carrière. C’est un combat à mener. Le concept soutenu par les deux intervenants est que L'artiste doit se considérer comme un entrepreneur pour réussir à gérer sa carrière en autoproduction dans le milieu Hip Hop.

D'autres points ayant traits à l'évolution du Hip Hop béninois ont été abordés au cours de cet entretien. 

Rendez-vous ce 22 Février 2020, jour du grand concert Hip Hop à partir de 18h.


Samuel Toho

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