Exposition Vernissage à L’ESPACE PASERNI : À La Découverte de Jessica Malaury

Exposition Vernissage à L’ESPACE PASERNI : À La Découverte de Jessica Malaury

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Elle participe depuis samedi dernier au SephoBé 2020.


Le samedi 07 mars 2020, dans le cadre de la Semaine de la Photographie au Bénin, plusieurs photographes participants étaient en exposition à la galerie de L’ESPACE PASERNI.

Aujourd’hui, nous allons la découverte de la seule femme parmi les exposants qui a émerveillé le public par sa présentation le soir du vernissage : Jessica Malaury DEGBOHIN.

Née le 11 octobre 1994 au Bénin à Cotonou, Jessica Malaury DEGBOHIN est une bricoleuse depuis son jeune âge. Attirée par les activités ayant trait à l’art, elle fit ses études secondaires au CEG les Pylônes où elle faisait de la musique, du dessin et écrivait des poèmes qu’elle vendait à ses camarades pour quelques pièces. Elle eut son premier contact avec l’appareil photo, en étant membre de l’ONG Ecoute & Médiation, où elle était chargée de la gestion de la bibliothèque du centre de 2011 à 2013.

En 2012, Jessica Malaury obtient le bac A2 et s’inscrit plus tard en faculté des Sciences Humaines et Sociales sur le campus d’Abomey-Calavi pour faire des études en Psychologie Clinique. Son aptitude pour l’écriture, l’amènera par la suite à créer en 2018 un blog personnel sur Facebook où elle partage des contenus qu’elle réalise elle-même. En 2019, elle occupa le poste d’assistante administrative et commercial à Creative Touch Sarl, mais revient vers sa passion d’antan : la photographie.

A travers sa série photographique intitulée « AU FOND DU NOIR », Jessica Malaury témoigne d’un fait choquant, voire troublant qui reste consumé par le silence : Le Viol. Dans un symbolise sur la cendre et le bandage, elle illustre la souffrance émotionnelle des femmes violées après ce moment meurtrier. « Cette série photographique est une sensibilisation, un appel à la tolérance sur le regard, les jugements et les stéréotypes portés sur les femmes violées, car le viol… c’est ce qui reste, de ce qui a été vivant. », dixit Jessica Malaury.

Ses images en noir et blanc invitent à une profonde réflexion sur ce que souffrent en silence les victimes du viol. Un mystérieux voyage dans le noir où il faut ramer sur de la ruine, la culpabilité, l’indignation, la honte, l’angoisse et la tristesse. C’est dans cet univers abstrait et contrasté que nous invite Jessica Malaury.

Folarin Célia

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