[Cinéma] Six films documentaires signés de femmes africaines projetés lors de la première journée du FIFF à Cotonou

[Cinéma] Six films documentaires signés de femmes africaines projetés lors de la première journée du FIFF à Cotonou

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La salle de spectacle du centre culturel Artistik Africa a servi ce vendredi 13 septembre 2019 de cadre à la séance projection des films du FIFF.


Prévue pour 10h, la séance a effectivement démarré avec à l'affiche une série de films traitant divers sujets liés à la femme, ses comportements et ses responsabilités dans la société.
Initié et porté par une fascinée du cinéma Cornélia Glele, jeune journaliste et réalisatrice qui promeut cet art à travers son blog Écranbénin.

Voici un bref aperçu sur les films projetés.

Femme Ebène
Ce court métrage de Rachel Kpizing (Togo) aborde la question des soins adaptés aux cheveux de la femme africaine. Ceci partant des avantages à se coiffer, des risques à se défriser les cheveux avec les produits qui pour la plupart contiennent des substances chimiques, aux tresses traditionnelles avec leur originalités; sur fond de divers témoignages de femmes, dévoilant leurs expériences personnelles.

Naténi
Dans ce film documentaire de 13 min, Doriane Zannou nous présente un carnet de visite qui nous mène à travers les charmes et mystères des Tatas Somba du Nord Bénin. Au-delà de simples architectures, les tatas révèlent toute une tradition avec des réalités assez particulières. C’est la carte d'identité de cette localité du Bénin qu'on perçoit dans ce court métrage de la jeune réalisatrice béninoise.

Valse de l'aube
Signature tunisienne, Valse de l'aube d’Emna NAJJAR, montre une femme battante, une mère privée de l'amour de son conjoint et condamnée à lutter contre un mal qui la ronge dans l'espoir de retrouver la guérison. Cette fiction dévoile le combat de la femme dans le foyer, celle qui souffre et qui reste debout malgré tout.

Suru
Ce film fiction de 27 minutes signé Kismath Baguiri (Bénin) plonge le spectateur dans l'une des sombres réalités observées au Bénin à savoir le traitement réservé aux domestiques dans les maisons. Le film met en scène ce phénomène et situe les responsabilités. Pour la réalisatrice de ce film, les enfants domestiques doivent aussi bénéficier d'un meilleur traitement à l'image des enfants biologiques.

Obscurité dans mon miroir
Ce documentaire retrace le parcours tragique des femmes victimes de viol dans leur jeune-âge. A visage découvert Sophie et Madeleine racontent leurs tragédies.
Ce documentaire a pour objectif de dénoncer les nombreux cas de viol au Cameroun en amont et dans l’Afrique en générale.

Icyasha de Clementine Dusabejambo du Rwanda
Ce film documentaire s’installe dans l'univers de la discrimination en Afrique. Une discrimination nourrit par les parents à l'égard des enfants. Phénomène qui engendre des stress psychologiques chez ces enfants. Dans Icyasha on en voit les conséquences à travers les jeux d’acteur d’un jeune enfant.

Il faut préciser que le public aura encore droit à sept films portant uniquement la signature des femmes dans le programme de cette première édition du festival.

Samuel Toho

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